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Les religions

Lieux de cultes et cimetières  

DSCN1020Dès le XI siècle, le prieuré de Notre Dame de Climans, sa chapelle et son cimetière existent à Nôtre Done. De ce prieuré, le plus pauvre du diocèse, ne subsiste aucun vestige. Son cimetière a été utilisé jusqu’en 1667.


La première église paroissiale de Peypin fut  fondée par les moines clunisiens de Lure qui reçoivent du Chapitre  d’Aix, fin du XII siècle, début du XIII, l’administration des deux prieurés de Saint-Martin de Peypin, emplacement inconnu, et de Notre Dame de Climans.


L’église, mentionnée à partir  de 1274 sous le vocable de Saint Giraud, l’un des prieurs de l’ordre de Cluny, est bâtie au pied de la colline du village du Castelas et accompagnée d’une grange monastique et de son cimetière.


Disputée au début du XIV siècle entre l’Abbaye  de Lure et le Chapitre d’Aix, la possession de l’édifice revient en 1306 aux chanoines de Saint-Sauveur d’Aix. Au cours de sa visite de 1343, l’archevêque d’Aix  trouve l’église en bon état. Une restauration fut probablement nécessaire au moment du repeuplement  de Peypin.


Le prieuré de Peypin avec son église rapporte 40 charges de blé tous les ans, transportées à Aix au Chapitre Saint –Sauveur (1530).


tableau st jérôme 001En 1541, les paroissiens se plaignent que depuis près de quarante ans le Chapitre d’Aix néglige l’entretien et le service de la paroisse : il pleut dans l’église presque totalement démunie de mobilier et d’ornements. En mai, en présence des syndics et des villageois, les délégués du Parlement de Provence visitent les lieux de culte. Sommation est donc adressée au Chapitre d’Aix pour réparer et entretenir ce prieuré.


En 1582, l’église n’est toujours pas desservie régulièrement, ce qui oblige les catholiques  à se rendre à Grambois  ou à la Tour-d’Aigues pour faire baptiser leurs enfants.
Vers 1615, le Chapitre d’Aix établit enfin un curé en cette église qui porte désormais  le vocable de Saint-Jérôme.


En 1619, la communauté catholique de Peypin veut faire agrandir la nef, mais la travée supplémentaire, mal construite tombe rapidement en ruine. On décide finalement, en mars 1626, sur les conseils du Chapitre Saint-Sauveur, de bâtir la nouvelle église sur son emplacement actuel dans le village.


C’est une entreprise pertuisienne qui construit l’édifice, les catholiques fournissent les matériaux. A côté de l’église, ils installent le cimetière qui sera agrandi en 1687.
L’ancienne église et le cimetière seront désacralisés en 1662. L’église devient chapelle privée de la Rascasse (Saint-Jérôme), le sanctuaire existait encore en 1730. Il n’en reste aujourd’hui plus aucun vestige  visible.


Malgré l’Edit de Nantes (1598), interdiction est faite aux protestants d’ensevelir leurs morts dans les cimetières catholiques, ce qui les oblige à trouver des sépultures. Certains installent des tombeaux privés sur leurs terres, il en existe encore aux environs de Fontjoyeuse, des Roux, de la Sarrière, du Grès, et du cimetière actuel.
La Révocation de l’Edit de Nantes (1685) entraîne l’abjuration des protestants. Le cimetière à côté  de l’église accueille alors toute la population.


Le 22 mai 1788, sur ordre du roi, le conseil délibère sur la création d’un cimetière, hors du village, pour les protestants. Il est décidé que ce cimetière sera créé au quartier du Paradis  sur un terrain appartenant à Louis Meynard. Après la Révolution un cimetière est établi à son emplacement actuel, sur un terrain acheté en 1828. Catholiques et protestants sont séparés par un mur, ils ont chacun leur entrée orientée vers l’est. Le cimetière est agrandi sur un terrain acheté en 1877. Plus tard  une seule entrée sera construite côté nord, elle s’ouvrira à tous.


Un terrain est acheté par la commune grâce à une souscription des protestants de Peypin. La construction n’a lieu qu’en 1867, avec l’aide de subventions gouvernementales et une souscription ouverte à une population qui dépasse largement la communauté protestante de Peypin d’Aigues, Lyon et Orange y participent.
Vers 1975, en état de délabrement, suite à une fermeture prolongée, il est restauré avec l’aide du Parc du Luberon. En accord avec le conseil presbytéral, il est désaffecté. Il peut alors servir de salle polyvalente pour les manifestations culturelles de la commune. Néanmoins, cet édifice reste à la disposition des protestants pour toutes leurs manifestations culturelles.


Quant à l’église, dès  1755, des travaux seront régulièrement nécessaires à sa survie.


En 1930, le clocher en pierre avec ses deux cloches menace ruine, il doit être démoli. La plus grosse cloche est enlevée. Un campanile plus léger supporte la petite cloche, il est remplacé en 1984 par un simple support en maçonnerie.


En 2011 la commune fait restaurer le tableau conservé dans l’église qui représente Saint-Jérôme dans le  désert avec l’apparition d’un ange jouant de la trompette (17ème début 18ème siècle).


La maison curiale ou presbytère qui a fait l’objet de nombreuses réparations est séparée de l’église et vendue en même temps que le presbytère protestant, vers 1926, pour permettre l’électrification du village.

                               source :  Peypin d'Aigues, chronique d'un village du Luberon de l'acte d'habitation (1506) à nos jours
                                           Les mémorialistes du village
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